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Arts martiaux et confiance en soi chez l’enfant : qu’apprend-on réellement ?

Deux élèves de Kung Fu Kids chez H Balance en séance d'entrainement

« Les arts martiaux donnent confiance en soi. »

La phrase est souvent utilisée lorsqu’on parle de Kung Fu, de Judo, de Karaté ou d’autres disciplines destinées aux enfants. Mais elle mérite d’être précisée.

Un enfant ne devient pas automatiquement plus sûr de lui simplement parce qu’il enfile un kimono ou apprend quelques techniques.

La confiance se construit progressivement lorsqu’il découvre qu’il est capable d’apprendre, d’essayer, de surmonter une difficulté, de mieux maîtriser son corps, de faire face à une opposition et de trouver des réponses adaptées à une situation.

C’est cette conception que nous cherchons à développer dans le programme H Balance Kung Fu Kids à Strasbourg.

Avoir confiance ne signifie pas se croire plus fort que les autres

Chez l’enfant, la confiance en soi est parfois confondue avec une attitude très démonstrative : parler fort, ne jamais montrer sa peur ou chercher à s’imposer.

Ce n’est pas la vision des arts martiaux que nous souhaitons transmettre.

Un enfant peut être discret et pourtant savoir ce qu’il est capable de faire. Il peut ressentir de l’appréhension tout en étant capable d’agir. Il peut également apprendre à défendre son espace sans chercher à dominer l’autre.

La confiance que nous recherchons est donc davantage une sécurité intérieure construite sur des capacités réelles.

Face à une difficulté, l’enfant commence progressivement à pouvoir se dire :

« Je ne sais peut-être pas encore le faire, mais je peux essayer, comprendre et progresser. »

Cette différence est fondamentale.

La confiance se construit davantage par l’expérience que par les discours

Dire régulièrement à un enfant qu’il est capable peut être encourageant. Mais il existe une différence importante entre entendre qu’on peut réussir et faire réellement l’expérience d’une progression.

Dans un cours d’arts martiaux, cette expérience peut prendre des formes très simples.

Au début, un déplacement est difficile. Puis il devient plus naturel.

L’enfant ne sait pas comment conserver son équilibre lorsqu’un partenaire le pousse légèrement. Après plusieurs exercices, il comprend comment se placer.

Il hésite à travailler avec un camarade. Puis il réussit à participer à l’exercice.

Il tombe et ne sait pas immédiatement comment réagir. Progressivement, il apprend à s’orienter, à se protéger et à se relever en sécurité.

Ces petites réussites sont importantes parce qu’elles sont concrètes.

L’enfant ne reçoit pas uniquement le message « tu peux le faire ». Il accumule progressivement des expériences qui lui montrent :

« J’arrive aujourd’hui à faire quelque chose que je ne savais pas faire auparavant. »

C’est une base beaucoup plus solide pour construire la confiance.

Apprendre à faire face à une opposition, progressivement

Les arts martiaux possèdent une particularité intéressante : une partie de l’apprentissage se fait avec un partenaire.

Celui-ci bouge, réagit, résiste parfois légèrement ou cherche lui aussi à atteindre un objectif.

L’enfant doit alors s’adapter.

Chez H Balance Kung Fu Kids, les situations sont introduites progressivement et adaptées à l’âge : gestion de la distance, protection, contrôle, déséquilibre ou retour debout font notamment partie du programme.

Il ne s’agit pas de mettre brutalement un enfant en difficulté pour « l’endurcir ».

Au contraire, la difficulté doit être suffisamment accessible pour lui permettre d’explorer, de se tromper, de recommencer et de trouver progressivement des solutions.

Un jeu où deux enfants cherchent simplement à conserver leur équilibre peut déjà apprendre beaucoup.

Que se passe-t-il lorsque l’autre avance ?

Dois-je résister de toutes mes forces ?

Puis-je changer d’angle ?

Puis-je me déplacer ?

Cette forme d’opposition contrôlée transforme progressivement une situation inconnue en situation compréhensible.

Et ce qui devient compréhensible devient généralement moins intimidant.

Prendre confiance, c’est aussi apprendre à s’affirmer

Les arts martiaux ne devraient pas enseigner à un enfant que la solution à un conflit consiste à frapper plus fort.

La véritable confiance peut au contraire se manifester beaucoup plus tôt.

Être capable de regarder une situation.

Garder une distance.

Dire clairement non.

Ne pas suivre automatiquement le groupe.

Ne pas répondre immédiatement à une provocation.

Chercher un adulte lorsqu’une situation l’exige.

Et savoir se protéger physiquement lorsqu’il n’existe plus d’alternative raisonnable.

Dans le programme Kung Fu Kids, nous enseignons que la force constitue un dernier recours, et non la première réponse à un désaccord.

Il existe donc une différence importante entre :

avoir confiance pour entrer dans une confrontation

et

avoir suffisamment confiance pour ne pas avoir besoin de la rechercher.

Cette deuxième forme de confiance est beaucoup plus intéressante éducativement.

L’erreur fait partie de la progression

Construire la confiance ne signifie pas placer constamment l’enfant dans des situations où il réussit immédiatement.

Un apprentissage réel implique aussi :

  • de ne pas comprendre du premier coup ;
  • de perdre un jeu ;
  • d’être déséquilibré ;
  • de rater un mouvement ;
  • de rencontrer un partenaire plus habile ;
  • de devoir recommencer.

C’est précisément là que la pédagogie devient importante.

L’échec ponctuel ne doit pas devenir une humiliation. Il doit devenir une information :

Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? Que puis-je changer ?

Cette manière d’aborder la difficulté peut progressivement modifier le rapport de l’enfant à l’erreur.

La progression par niveaux et ceintures peut rendre visibles certains acquis, mais la véritable progression ne réside pas uniquement dans la couleur portée autour de la taille.

Elle apparaît aussi lorsqu’un enfant ose essayer quelque chose qu’il évitait auparavant, reste plus calme devant une difficulté ou comprend mieux comment agir.

Un enfant timide doit-il devenir extraverti ?

Non.

L’objectif des arts martiaux n’est pas de transformer tous les enfants en personnalités identiques.

Un enfant réservé peut rester réservé.

La question est plutôt de savoir s’il devient progressivement capable :

  • de participer ;
  • de prendre sa place dans un groupe ;
  • de travailler avec différents partenaires ;
  • d’exprimer une limite ;
  • d’essayer malgré une certaine appréhension ;
  • de faire davantage confiance à ses propres capacités.

De la même manière, un enfant naturellement très à l’aise peut avoir besoin d’apprendre une autre dimension de la confiance : le contrôle.

Savoir ralentir.

Écouter.

Respecter son partenaire.

Ne pas transformer son assurance en domination.

Les besoins ne sont donc pas les mêmes pour tous les enfants.

C’est aussi pourquoi une pédagogie progressive et adaptée est plus importante qu’une promesse générale du type « les arts martiaux donnent confiance ».

Que dit réellement la recherche ?

La recherche sur les effets psychologiques des arts martiaux chez les jeunes montre des résultats intéressants sur certaines dimensions comme l’autorégulation, la résilience, l’estime de soi ou les compétences psychosociales.

Mais cela ne signifie pas qu’une pratique martiale produit automatiquement les mêmes effets chez tous les enfants.

Le type de programme, la pédagogie, la qualité de l’encadrement, la progression proposée et la personnalité de l’enfant jouent également un rôle.

Cette prudence est importante.

Les arts martiaux constituent surtout un environnement dans lequel la confiance peut se construire.

Chez H Balance, construire des capacités avant de promettre des résultats

Dans notre article consacré au développement des enfants par le Kung Fu, nous présentions la confiance comme l’une des dimensions d’un apprentissage plus large comprenant également motricité, concentration, discipline et maîtrise émotionnelle.

Ici, le point essentiel est plus précis :

la confiance n’est pas un exercice particulier que l’on enseigne.

Elle peut émerger progressivement de tout le processus.

Apprendre.

Essayer.

Échouer parfois.

Comprendre.

Recommencer.

S’adapter à un partenaire.

Mieux connaître ses possibilités.

Savoir poser une limite.

Et constater, au fil des mois, que certaines situations qui semblaient difficiles deviennent plus familières.

C’est ainsi que la pratique martiale peut devenir un véritable terrain d’apprentissage pour l’enfant.

H Balance Kung Fu Kids accueille les enfants de 5 à 14 ans à Strasbourg Neudorf dans des groupes adaptés à leur âge et avec une progression structurée.

Pour découvrir concrètement la pédagogie et voir comment votre enfant réagit au cours, vous pouvez découvrir le programme H Balance Kung Fu Kids.