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Self-défense à Strasbourg : pourquoi travailler toutes les distances de combat ?

Cours de self-défense à H Balance Studio à Strasbourg : travail de défense et de contrôle au sol sous le regard du groupe.

Une confrontation ne reste pas forcément là où elle commence.

Elle peut débuter à quelques mètres, se poursuivre à distance de frappe, devenir un corps à corps après une saisie ou une poussée, puis se terminer contre un mur ou au sol. À l’inverse, une personne saisie peut réussir à se dégager, recréer de la distance et sortir de la situation.

C’est l’une des raisons pour lesquelles, lorsque l’objectif est réellement d’apprendre à se défendre, je pense qu’il est difficile de raisonner uniquement à partir d’une discipline ou d’une distance de combat.

Au H Balance Self-Defense System à Strasbourg, nous travaillons différentes distances — striking, corps à corps, projections, grappling et sol — mais surtout les relations entre elles.

L’objectif n’est pas de devenir spécialiste de tout. Il est de développer suffisamment de compréhension et de capacités pour continuer à fonctionner lorsque la situation change.

Une situation réelle ne respecte pas les frontières entre les disciplines

Dans une salle d’entraînement, nous pouvons isoler les problèmes.

Pendant un exercice de boxe, nous travaillons les frappes. En lutte, nous pouvons nous concentrer sur les saisies et les déséquilibres. En Jiu-Jitsu Brésilien, nous pouvons approfondir une position au sol.

Cette spécialisation est extrêmement utile pour apprendre.

Mais une situation de défense personnelle ne nous demande pas quelle discipline nous souhaitons pratiquer.

Prenons un exemple très simple.

Une personne agressive se rapproche. Elle commence par une poussée. La distance se réduit immédiatement. Elle tente ensuite de saisir les vêtements ou le corps. Nous devons conserver notre équilibre, gérer ses bras, éventuellement frapper ou contrôler. Si l’un des deux chute, le problème devient encore différent.

En quelques secondes, nous avons traversé plusieurs distances.

C’est pourquoi la question n’est pas seulement :

« Est-ce que je sais frapper ? »

Elle devient aussi :

« Que suis-je capable de faire lorsque je ne peux plus frapper dans les conditions auxquelles je suis habitué ? »

Et la même question peut être posée au grappler lorsqu’il ne peut pas saisir, au pratiquant de sol lorsqu’il doit rester debout ou au spécialiste d’une distance lorsqu’il est entraîné vers une autre.

La distance longue : observer, bouger et conserver des possibilités

Tant qu’une distance importante existe, nous disposons généralement de davantage de possibilités.

Nous pouvons observer.

Nous déplacer.

Changer d’angle.

Créer encore plus de distance.

Et, surtout, éventuellement partir.

Cette dernière possibilité est fondamentale en self-défense.

L’objectif n’est pas nécessairement d’entrer dans le combat. Si une situation peut être évitée, la distance nous donne justement une ressource précieuse : du temps pour décider.

C’est pourquoi le travail des distances ne doit pas être compris uniquement comme un problème technique.

La distance influence également la stratégie.

Plus elle diminue, plus le temps disponible pour percevoir une attaque et prendre une décision diminue lui aussi.

La distance de frappe : pieds, poings, coudes et genoux

Lorsque la distance se réduit, le striking prend davantage d’importance.

Selon la position et l’espace disponible, différentes armes corporelles deviennent utilisables : pieds, poings, coudes ou genoux.

Mais apprendre à frapper ne signifie pas seulement apprendre une série de coups.

Il faut aussi développer :

  • le placement ;
  • l’équilibre ;
  • la mobilité ;
  • les angles ;
  • le timing ;
  • la capacité à produire de la force ;
  • la capacité à rester organisé lorsqu’une personne avance ou répond.

Mon parcours de près de vingt ans dans l’enseignement du Wing Chun / Wing Tsun a profondément influencé cette manière de réfléchir au combat. Le travail de structure, des lignes, du contact, de la distance, de l’économie de mouvement ou encore des angles reste une partie importante des racines conceptuelles du système actuel.

Cette relation entre le Wing Chun et l’évolution du système H Balance mérite d’ailleurs d’être comprise dans son contexte : il ne s’agit pas d’avoir abandonné une base pour en choisir une autre, mais d’avoir progressivement élargi le problème étudié.

Le corps à corps : quand frapper ne suffit plus

C’est probablement ici que l’on comprend le mieux pourquoi une approche de self-défense doit pouvoir dépasser une seule distance.

Une personne qui avance fortement peut supprimer très rapidement l’espace nécessaire à certaines frappes.

Elle peut saisir.

Enlacer le corps.

Pousser contre un mur.

Chercher à déséquilibrer.

À ce moment-là, la logique change.

Le pratiquant doit comprendre les appuis, le centre de gravité, les saisies, la pression, les déséquilibres et les possibilités de contrôle.

C’est là que des outils issus notamment du clinch, de la lutte, du Judo ou du grappling deviennent particulièrement intéressants.

Mais, encore une fois, le but n’est pas de juxtaposer des disciplines.

Le problème que nous cherchons à résoudre est beaucoup plus concret :

comment rester fonctionnel lorsque la distance de frappe disparaît ?

Projeter ou être projeté : gérer la rupture d’équilibre

Entre le corps à corps et le sol se trouve une phase souvent sous-estimée : la perte d’équilibre.

Avant une chute, il y a généralement un déséquilibre.

Comprendre son propre équilibre et celui de l’autre devient alors essentiel.

Cela permet potentiellement de résister à une tentative de projection, de modifier sa position, de provoquer soi-même un déséquilibre ou simplement de créer l’espace nécessaire pour sortir.

Cette question m’intéresse particulièrement parce qu’elle dépasse les techniques elles-mêmes.

L’équilibre est un principe transversal.

Il est présent lorsque nous frappons.

Il est présent lorsque nous nous déplaçons.

Il devient évident lorsque nous luttons.

Et il reste déterminant lorsque nous cherchons à nous relever.

C’est précisément ce type de continuité que nous recherchons dans H Balance : identifier les principes qui restent utiles lorsque les techniques et les distances changent.

Le combat au sol : ne pas vouloir y aller ne signifie pas pouvoir l’ignorer

En défense personnelle, j’entends parfois : « Il ne faut jamais aller au sol. »

Sur le principe, éviter de rester au sol dans un environnement incertain peut être une stratégie parfaitement logique. La présence éventuelle d’autres personnes, la nature du terrain ou l’impossibilité de surveiller correctement son environnement peuvent rendre cette position défavorable.

Mais il existe une différence entre ne pas vouloir aller au sol et être certain de ne jamais y arriver.

Une chute peut être imposée.

On peut glisser.

Être projeté.

Perdre l’équilibre.

C’est pourquoi une formation suffisamment globale doit, à mon sens, donner des ressources pour comprendre ce qui se passe une fois au sol : protéger sa position, créer de l’espace, sortir d’un contrôle et retrouver la position debout lorsque cela est possible.

Pour ceux qui souhaitent approfondir spécifiquement cet univers, le Jiu-Jitsu Brésilien à Strasbourg constitue chez H Balance une discipline à part entière, spécialisée notamment dans le corps à corps, les positions, les contrôles et les transitions au sol.

Le Self-Defense System poursuit un objectif différent : intégrer le sol dans une chaîne beaucoup plus large de situations possibles.

Le véritable problème : passer d’une distance à une autre

C’est probablement le point le plus important.

Nous pourrions apprendre séparément à frapper, lutter et travailler au sol et conserver malgré tout une faiblesse importante.

Pourquoi ?

Parce qu’il resterait à apprendre comment relier ces compétences.

Que se passe-t-il lorsque mon coup de poing est immédiatement suivi d’une saisie ?

Comment passer d’une frappe à un contrôle ?

Que faire lorsque quelqu’un entre dans mes jambes ?

Comment utiliser un déséquilibre pour sortir plutôt que poursuivre inutilement l’affrontement ?

Comment passer du sol à la position debout sans s’exposer davantage ?

Ces moments intermédiaires constituent les transitions.

Dans le H Balance Self-Defense System, elles occupent une place centrale.

Nous ne voulons pas que le pratiquant ait une « boîte striking », une « boîte grappling » et une « boîte sol » qu’il ouvrirait séparément.

Nous cherchons progressivement à créer une continuité.

Une approche intégrée ne signifie pas apprendre tout sur tout

Il faut également éviter un autre piège.

Une approche intégrée ne consiste pas à vouloir transformer chaque élève en boxeur, judoka, lutteur et pratiquant de Jiu-Jitsu de haut niveau simultanément.

Ce serait irréaliste.

Chaque discipline possède une profondeur immense.

L’objectif est différent.

Nous sélectionnons des outils, mais surtout des principes, capacités et situations de travail qui permettent de construire une réponse cohérente à différentes distances.

C’est exactement ce qui distingue une intégration d’une accumulation.

Cette logique est au cœur du projet H Balance Studio à Strasbourg Neudorf : apprendre avec une progression structurée, comprendre ce que l’on travaille et développer progressivement davantage d’autonomie.

Quelle self-défense choisir à Strasbourg ?

Si vous cherchez aujourd’hui un cours de self-défense à Strasbourg, je pense donc qu’une bonne question à poser n’est pas seulement : « Quelles techniques vais-je apprendre ? »

Demandez plutôt :

Quelles situations vais-je apprendre à comprendre ?

L’entraînement couvre-t-il plusieurs distances ?

Travaille-t-on réellement le passage entre ces distances ?

Que se passe-t-il lorsqu’une frappe devient une saisie ?

Travaille-t-on l’équilibre et les projections ?

Que fait-on si l’on tombe ?

Apprend-on à revenir debout ?

La prévention et la prise de décision sont-elles également abordées ?

Aucune méthode ne peut préparer à toutes les situations possibles, et aucune formation sérieuse ne devrait le promettre.

Mais nous pouvons construire progressivement davantage de ressources.

C’est précisément l'objectif du H Balance Self-Defense System : ne pas enfermer le pratiquant dans une distance particulière, mais lui apprendre à comprendre les changements de situation et à adapter sa réponse.

Parce qu’en protection personnelle, la question décisive n’est pas toujours de savoir quelle est notre meilleure technique.

C’est parfois simplement de savoir quoi faire lorsque nous ne sommes plus là où nous pensions être.