Lorsqu’une personne envisage de commencer la self-défense à Strasbourg, une question revient régulièrement : faut-il déjà être sportif, fort, souple ou avoir pratiqué un art martial ?
Pour moi, la réponse est claire : non.
Il faut évidemment accepter d’apprendre, de bouger et de progresser. Mais attendre d’être « prêt » physiquement avant de commencer n’a pas beaucoup de sens. L’entraînement est justement là pour construire progressivement les capacités dont on aura besoin.
Cette question est particulièrement importante en self-défense. Beaucoup de personnes qui pourraient bénéficier de cette pratique n’osent pas franchir la porte d’une école parce qu’elles imaginent un univers réservé aux combattants, aux jeunes très sportifs ou aux pratiquants déjà expérimentés.
Ce n’est pas la conception que nous avons du H Balance Self-Defense System à Strasbourg Neudorf.
Oui.
Un débutant n’a pas besoin de connaître les coups de poing, les projections ou le combat au sol avant son premier cours. Il n’a pas non plus besoin de savoir comment se placer face à quelqu’un.
C’est précisément ce que l’on vient apprendre.
Le problème apparaît plutôt lorsque l’enseignement suppose implicitement que certaines capacités sont déjà acquises : coordination, équilibre, gestion de la distance, capacité à recevoir une pression physique ou simplement aisance dans le contact avec un partenaire.
Pour un pratiquant expérimenté, beaucoup de ces éléments paraissent naturels. Pour quelqu’un qui commence, ils ne le sont pas du tout.
C’est pourquoi une progression sérieuse doit repartir des fondamentaux.
Au H Balance Self-Defense System, les cours sont ouverts aux débutants comme aux pratiquants ayant déjà une expérience martiale. La progression est structurée par niveaux et les groupes restent volontairement limités.
On associe souvent la self-défense à des techniques :
une défense contre une saisie ;
un coup de poing ;
un dégagement ;
une projection ;
une immobilisation.
Ces outils sont nécessaires, mais ils ne constituent qu’une partie du problème.
Une personne peut connaître une technique et être incapable de l'utiliser correctement si elle perd son équilibre dès qu’on la pousse.
Elle peut connaître plusieurs frappes mais ne pas savoir gérer la distance.
Elle peut apprendre une sortie de saisie sans parvenir à percevoir dans quelle direction l’autre personne exerce sa force.
C’est pourquoi je distingue volontiers les techniques des capacités qui permettent de les utiliser.
Parmi elles :
Une partie importante du travail consiste donc à construire progressivement ces qualités.
C’est aussi ce qui permet à quelqu’un qui se considère initialement comme « peu sportif » de progresser.
La force est une capacité utile.
Prétendre qu’elle ne compte pas en combat serait absurde.
À technique comparable, une personne plus forte, plus rapide, plus lourde ou plus athlétique peut disposer d’avantages importants.
Mais cela ne signifie pas que la réponse consiste uniquement à devenir plus fort.
La technique et la biomécanique servent précisément à mieux utiliser les ressources dont nous disposons.
Positionner correctement son corps.
Utiliser ses appuis.
Conserver son équilibre.
Créer un angle favorable.
Comprendre où exercer une force.
Reconnaître le bon moment pour agir.
Ce sont des éléments qui peuvent modifier considérablement l’efficacité d’un mouvement.
Le H Balance Self-Defense System accorde donc une place importante à des principes comme l’équilibre, les angles, le timing, la distance et l’adaptabilité, plutôt qu’à l’accumulation mécanique de réponses techniques. Ces principes font également partie du positionnement actuel du programme.
C’est probablement l’une des inquiétudes les plus fréquentes chez les adultes débutants.
« Je suis maladroit. »
« Je ne suis pas coordonné. »
« Je vais être complètement perdu. »
Mais la coordination n’est pas uniquement quelque chose que l’on possède ou que l’on ne possède pas.
Elle s’entraîne.
Un mouvement complexe peut être décomposé.
On peut d’abord apprendre les appuis.
Puis le déplacement.
Puis le mouvement des bras.
Puis ajouter un partenaire.
Puis une attaque.
Puis davantage d’incertitude.
Cette progression est fondamentale.
Si l’on place immédiatement un débutant dans une situation trop complexe, il se crispe, accélère inutilement et tente surtout de reproduire extérieurement ce qu’il vient de voir.
Il peut avoir l’impression de « faire la technique », sans réellement comprendre ce qui se passe.
Je préfère construire les choses progressivement.
Comprendre d’abord.
Coordonner ensuite.
Puis augmenter les contraintes.
Il existe cependant un équilibre à trouver.
Rendre l’apprentissage accessible ne signifie pas supprimer toute difficulté.
Une self-défense dans laquelle le partenaire attaque toujours lentement, s’arrête après son mouvement et attend tranquillement la réponse peut permettre d’apprendre une mécanique au début.
Mais elle ne peut pas constituer l’aboutissement de l’entraînement.
La difficulté doit progressivement évoluer.
Le partenaire devient plus mobile.
La distance change.
La pression augmente.
La réponse n’est plus entièrement connue à l’avance.
Une frappe peut devenir une saisie.
Une saisie peut évoluer vers du corps à corps.
Une perte d’équilibre peut conduire au sol.
C’est précisément pour cette raison que nous travaillons plusieurs distances dans le H Balance Self-Defense System : frappes, corps à corps, projections, grappling et combat au sol. L’objectif n’est pas de devenir spécialiste de toutes ces disciplines, mais de savoir continuer à s’adapter lorsque le problème change.
Cela peut sembler paradoxal, mais ne jamais avoir pratiqué d’art martial n’est pas nécessairement un problème.
Un débutant arrive sans automatismes martiaux profondément installés.
Il faut tout construire, certes.
Mais nous pouvons justement construire directement une compréhension globale :
distance → équilibre → angle → timing → action → adaptation.
Le pratiquant qui vient d’un autre art martial possède d’autres avantages : coordination, expérience du contact, qualités physiques ou automatismes techniques.
Son travail sera parfois différent.
Il devra éventuellement conserver certaines compétences tout en apprenant à les utiliser dans un autre contexte.
C’est notamment ce que j’ai moi-même vécu dans l’évolution depuis mes racines en Wing Chun / Wing Tsun, que j’ai enseigné pendant près de vingt ans, vers une approche plus large de la défense personnelle.
Le Wing Chun reste une base conceptuelle importante du système actuel. Mais les problématiques de striking, corps à corps, projections et sol nous ont conduits à intégrer et confronter ces principes à d’autres domaines du combat. La présentation officielle de H Balance assume aujourd’hui clairement ces racines Wing Chun ainsi que les influences de la boxe, du Muay Thaï, du Judo et du Brazilian Jiu-Jitsu.
Non.
Il faut simplement savoir quel est son objectif.
Si l’objectif est de devenir combattant professionnel, l’âge de départ aura évidemment une importance considérable.
Mais ce n’est pas la finalité du H Balance Self-Defense System.
Nous travaillons dans une logique de défense personnelle civile, sans objectif obligatoire de compétition.
Un adulte peut donc commencer pour apprendre à se protéger, développer sa coordination, retrouver une activité physique, mieux comprendre le combat ou simplement découvrir les arts martiaux.
L’entraînement doit alors être adapté à cette réalité.
On ne demande pas à un débutant de vingt, quarante ou cinquante ans de posséder les mêmes capacités qu’un compétiteur ayant commencé enfant.
On lui demande de progresser par rapport à son propre point de départ.
À mon sens, une première séance ne devrait pas servir à démontrer au nouveau pratiquant tout ce que l’enseignant sait faire.
Elle devrait lui permettre de commencer à comprendre comment on apprend.
Il doit pouvoir découvrir le groupe, le contact avec un partenaire, quelques principes simples et la manière dont les exercices sont construits.
Il doit également pouvoir constater quelque chose d’essentiel :
il n’est pas nécessaire de réussir immédiatement.
Une école sérieuse doit permettre au débutant de se tromper.
Puis de comprendre pourquoi.
Puis de recommencer.
C’est comme cela que l’on construit des capacités qui pourront ensuite être utilisées dans des situations plus complexes.
Si vous cherchez un cours de self-défense à Strasbourg, ne choisissez donc pas uniquement en fonction du nombre de techniques proposées ou de l’intensité apparente des entraînements.
Regardez surtout la progression pédagogique.
Les débutants sont-ils réellement intégrés ?
Les exercices évoluent-ils progressivement ?
Comprenez-vous pourquoi vous réalisez un mouvement ?
Travaille-t-on différentes distances ?
La technique est-elle reliée à des principes plus généraux ?
Existe-t-il progressivement une opposition et de l’incertitude ?
Et surtout : vous voyez-vous apprendre dans cet environnement pendant plusieurs mois ou plusieurs années ?
À H Balance Studio, au 6 avenue Léon Dacheux à Strasbourg Neudorf, le Self-Defense System est construit autour de cette progression.
Il n’est pas nécessaire d’être déjà combattant.
Il n’est pas nécessaire d’être particulièrement souple.
Il n’est pas nécessaire d’être parfaitement coordonné.
Il faut commencer quelque part.
Et c’est précisément à cela que sert un cours pour débutants.
Une séance d’essai est gratuite et permet de découvrir concrètement l’entraînement, le groupe et notre manière de travailler avant de décider de poursuivre.
Découvrir le H Balance Self-Defense System à Strasbourg